CONCERT LUKE - 22 NOV - 20h00
Posé tout en haut de cette tour, les jambes pendantes et le c½ur flottant, je regarde cette ville qui m'étouffe. Celle qui opprime mes envies, mes fantasmes. Je la regarde et d'une manière hautaine je me dis que peut être elle ne m'est pas indispensable. Que je pourrai la fuir et arrêter de courir après son réconfort ! Cette peur terrible de rejet, du regret m'harcèle. Il est vrai que je ne fais jamais le bon choix. Je me tiens à la rambarde et laisse ma tête se penché un peu plus dans le vide. Le vent s'engouffre dans mes cheveux et me transperce tel une lame hivernale. Je parle de ce froid qui vous attrape et qui se niche en vous. Vous laissant haletant et dans l'attente d'un quelconque évènement qui vous sortirait de cette spirale où en ce moment même je me noie. Je sens mon visage se tordre et mes yeux s'embué. Ma poitrine est atteinte de soubresaut et mes doigts serrent un peu plus leur prise. Une nausée née dans mon ventre et ma gorge est sèche. Mes pensées vont dans tous le sens, je me sens comme qui dirait vide. Complètement vide. Désespérément vide. Je ne peux comprendre pourquoi je me retrouve pertinemment dans cet état. Les joues brûlées par les sillons tracer par mes larmes, je me rends compte que je ne suis jamais heureuse. C'est une révélation incongrue vu que je ne peux même pas expliquer ce qu'est le bonheur. Et pour être franche je ne peux y réfléchir pour le moment. Je sais juste que rien ne me donne envie de descendre. Je me sens lasse. J'ai terriblement peur. J'ai peur. Tous mes gestes sont guidées par mes peurs. Rythmé par mon insatisfaction. Par une solitude omniprésente. Par un mal être certains. Je regarde le vide en face de moi. Je regarde la terre à quelques mètres. Je dessers lentement mes doigts. Je prends une grande inspiration. Mes yeux embués et toujours tremblante je me laisse aller, m'allonge lentement au bord. Mes yeux se fixe cette fois dans les abysses de la nuit. Je sens que je m'assoupi.