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Hit the road Jack - Ray Charles

Hit the road Jack - Ray Charles


Eh voila que tu cours. Tu cours. Tes bras s'animent dans un mouvement risible, on dirait que tu veux voler. Tes ailes célestes accompagnent ta course de plus en plus désespérée comme si tu ne voulais pas accepter cette condition d'exister. Je lis dans tes yeux un combat persistant, une lutte irréversible contre ce qui t'entoure. Tu es sidéré de rester sur terre. Je suis anéantit par ton dédain perpétuel. Dans ta course légère, je te vois t'éloigner. Tu me souris. Un sourire fugace au coin de tes lèvres que je connaissais si bien. Celui qui se dessine dans un élan de souvenir et qui s'enfuit comme un soupir. Le vent est froid mais le soleil s'élève. Il illumine ton visage et le vent s'engouffre dans chaque pore de ma peau. Je resserre mon manteau un peu plus contre mon corps. La gorge sèche, l'esprit embaumé je ne sais que crier. Ton regard me nie. Tu te perches sur un banc et regardes l'horizon. J'effleure juste le frais gazon de ce jour printanier dans un espoir vain de retrouver cette joie qui nous allait si bien. Et tu denses, cavalcades, dans un paysage divin. Et une rage déferle de tes yeux, de ta bouche, de tes gestes. Tu es autre. Tu t'approches. Et ton souffle sur moi. Et ses mains dans les miennes. Et mon c½ur par saccade m'avoue qu'il s'évade. Puis tu passes tes bras au-dessus de moi me fessant tourné dans des illusions mythiques. Arrachant ainsi de mes pensées intimes un son personnel : un petit rire exquis. Tes doigts resserrent un peu plus leur emprise laissant mes poignets marquées de douleur. La valse fragile prend une certaine violence et la vitesse agresse notre éphémère tendresse. Je dégringole, la force me manque. Je me retrouve tel un guignol sous ton contrôle. Mon c½ur qui saigne se baigne dans un amas de peines. Dans une haine abjecte, je sens que tu me guides vers un trou profond. Tu me fait trébucher dans une flaque boueuse, hideuse et mes jolies bottines vernis sont à jamais ternis. Je me délecte de ses image qui renaissent. Ce passé suave abolit par cet aujourd'hui bien fade. Sur mes joues coulent des sillons noirs et j'étouffe ma faiblesse qui s'échappe de mon être. Les pieds au bord de ce vide embrumé que tu as creusé pour moi, je m'agrippe à ton colle, aux pans je me perds dans tes bras. Camouflant ma supplique dans ton cou, je chuchote très bas que je ne souffrirai pas. Mais avant de tomber j'ai voulu t'embrasser afin de réaliser que ces envies je les avais bien rêvé. Et mes lèvres sur les tiennes et ton soupir déguisé et mon sanglot libéré. La certitude d'une souffrance gratuite, d'un orgueil méprisé et de sentiments essoufflés sont apparut en moi dans une terne clarté. Je me suis laisser glisser dans se gouffre profond où la peur me rongeait mais où je savais échapper à cette condition d aimer. "
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# Posté le lundi 31 mars 2008 16:34

Modifié le vendredi 27 juin 2008 09:57

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