Mad but Wise - Ex Nihilo vox // Last Day of Magic - The Kills // Cotton Flower - Moriarty

Mad but Wise - Ex Nihilo vox // Last Day of Magic - The Kills // Cotton Flower - Moriarty
Les yeux embués, des maux au coin des cils, je fais face au tréfonds des peines. Une infinité de lumière me transperce et ce miroir éclatant d argent, illuminant mon visage, reflète l infini qui m entoure. La beauté m émeut mais mes doigts maintiennent leur prise et mes pieds nus jouent avec les goutes suaves des vagues miroitantes.
Je maintiens le cap, regrettant que tout aille a cette vitesse violente et se dépêche d en faire des souvenirs. Mais la certitude que tout ce que j'aime, je vais le perdre, me verse chaque nuit comme un murmure assassin. Je me suis consumée a cette nouvelle et je ne suis plus que les poussières de moi. Une céleste brise s engouffre dans mon être et me disperse.

Une vaporeuse brume s'engage au loin gommant l horizon, faisant de mon navire une bouée perdue entre deux vies. J ai compris que demain ne se fera plus pareil. Ces frivolités et ces envies qui me narguent, cette liberté d être ne seront plus si intenses. Je prévois avec horreur que cette frénésie ne m atteindra plus. Je suis partie en avance dans un tourbillon effrayant. Tout défile sans contrôle et les années passent devant mes yeux. Statique, je le vois défilés, m entichant de chaque parti de l infini, de chaque détail qu'on ait pu m offrir. Tout ces visages, ces mots, ses émotions partages, ces musiques endiablées, ces sanglots...

Et puisque le monde change et que le monde veut le faire changer je me voudrais étanche, hermétique à tout sentiment. Je ne serais pas de celles qui s éprendront pour chanter, pour avoir quelque chose a raconter. Chaque être profite, comble se vide immense, s inquiète de cette incompréhension irréversible. Chacun ne cherche que a assouvir cette soif de l autre et se plait a laisser des marques. Et voulant, par tous les moyens, se créer une éternité dans ce temps qui glisse. Forger un passe présent à tout moment dans l'esprit et ayant ainsi la preuve d'une existence bâclée, rêvée, préférée....

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# Online seit Montag, 03. November, 2008 um 05:18

Paris m'isole, Et me déboussole,Paris me sert Une rengaine Rageuse, froide Souterraine Paris m'ignore // PARIS - SUBWAY

Mon regard s accroche lentement vers cette main tendue.
Une promesse de l avenir. Un moment d'indécision intense où l espoir se concrétise mais où l inconnu paralise.
Je suis par terre sur le bitume et je sens toujours cette chaleur humide, pesante de l été arrivé.
J'entends des mots qui pour moi non plus de sens. Ces mots que l'on recent a un moment précis mais qui s'échappe de l'emprise du temps. Ils sont volages, naïfs mais tellement passagers. Je ne lève pas les yeux vers lui de peur de ressentir se sentiment indescriptible à qui on n'ose poser un mot. Cette certitude abstraite d'un mot inconnu que l'on emploi avec facilité pour se rassurer, pour dire simplement que l on a aimé. Tout le monde craint cet état de fait. Le fait de se lever sans avoir compris ce que fait tourner le monde. Donc on se tue à sa recherche, on écrase, on implose, on se ment et on se trompe. Parfois on oublie... car c est plus sage je pense. On a se besoin destructeur de puiser les émotions qu'elles soient violentes, illusoires ou tout juste volées. Comme le vent qui traverse ma peau. Pour se sentir vivant.
Il m'attend toujours. Il regarde le ciel illuminé de ces néons qui se reflètent sur cette eau mythique parisienne. L'égoïsme humain nous consume. On extrait une part de l'autre jusqu'à ce quelle nous appartienne entièrement. C'est une faim atroce, infâme, incontrôlable. Un désir immense d'être reconnu, soutenu, enveloppé de tendresse. Et quand le vide se ressent, au moment où on a tout donné, tout arraché, on s'enfuit...
Et on se retrouve de nouveau sur un pont, tendant une main incertaine à un source de plaisir.


- Rock en Seine
- Fete de l Huma
- Divisions de la Pop
- Les Inrocks
Paris m’isole, Et me déboussole,Paris me sert Une rengaine Rageuse, froide Souterraine Paris m’ignore // PARIS - SUBWAY

# Online seit Dienstag, 24. Juni, 2008 um 05:40

Geändert am Sonntag, 03. August, 2008 um 19:02

Like a Rainbow - Rolling Stone

Like a Rainbow - Rolling Stone
Car les paroles d amour, qui sont toujours les memes, prennent le gout des levres dont elles sortent. Bel-Ami

Une brulure intense
Je réalise les nuances
Comme la vie déroule
Tous ces gens qui simulent

Et tous ces liens s embrassent
Et toujours le temps qui passe
Et les envies naissent
Et creusent nos faiblesses

On se met dans la tête
Des visions toutes faites
Oubliant que dans la vie
Jamais rien n 'est défini

Ce sont ces mots maladroits
Qui me murmurent tout bas
Qu' on ne vis que pour nos sens
Pour oublier l'absence



# Online seit Dienstag, 29. April, 2008 um 18:07

Geändert am Dienstag, 27. Mai, 2008 um 12:03

Summertime - Janis Joplin

" Parfois, chère amie, il faut savoir sacrifier
quelque chose de beau pour découvrir
quelque chose de meilleur . Et pour avancer
dans la vie , il ne suffit pas de tourner la page
mais de la déchirer . Tu ne regrettera rien,
puisqu'une expérience de plus quelque soit
sa fin, est gagnée, et saches que même la
vie se termine, pourtant elle vaut la peine d
'être vécue ".
Summertime - Janis Joplin

# Online seit Samstag, 26. April, 2008 um 04:32

Hit the road Jack - Ray Charles

Hit the road Jack - Ray Charles


Eh voila que tu cours. Tu cours. Tes bras s'animent dans un mouvement risible, on dirait que tu veux voler. Tes ailes célestes accompagnent ta course de plus en plus désespérée comme si tu ne voulais pas accepter cette condition d'exister. Je lis dans tes yeux un combat persistant, une lutte irréversible contre ce qui t'entoure. Tu es sidéré de rester sur terre. Je suis anéantit par ton dédain perpétuel. Dans ta course légère, je te vois t'éloigner. Tu me souris. Un sourire fugace au coin de tes lèvres que je connaissais si bien. Celui qui se dessine dans un élan de souvenir et qui s'enfuit comme un soupir. Le vent est froid mais le soleil s'élève. Il illumine ton visage et le vent s'engouffre dans chaque pore de ma peau. Je resserre mon manteau un peu plus contre mon corps. La gorge sèche, l'esprit embaumé je ne sais que crier. Ton regard me nie. Tu te perches sur un banc et regardes l'horizon. J'effleure juste le frais gazon de ce jour printanier dans un espoir vain de retrouver cette joie qui nous allait si bien. Et tu denses, cavalcades, dans un paysage divin. Et une rage déferle de tes yeux, de ta bouche, de tes gestes. Tu es autre. Tu t'approches. Et ton souffle sur moi. Et ses mains dans les miennes. Et mon c½ur par saccade m'avoue qu'il s'évade. Puis tu passes tes bras au-dessus de moi me fessant tourné dans des illusions mythiques. Arrachant ainsi de mes pensées intimes un son personnel : un petit rire exquis. Tes doigts resserrent un peu plus leur emprise laissant mes poignets marquées de douleur. La valse fragile prend une certaine violence et la vitesse agresse notre éphémère tendresse. Je dégringole, la force me manque. Je me retrouve tel un guignol sous ton contrôle. Mon c½ur qui saigne se baigne dans un amas de peines. Dans une haine abjecte, je sens que tu me guides vers un trou profond. Tu me fait trébucher dans une flaque boueuse, hideuse et mes jolies bottines vernis sont à jamais ternis. Je me délecte de ses image qui renaissent. Ce passé suave abolit par cet aujourd'hui bien fade. Sur mes joues coulent des sillons noirs et j'étouffe ma faiblesse qui s'échappe de mon être. Les pieds au bord de ce vide embrumé que tu as creusé pour moi, je m'agrippe à ton colle, aux pans je me perds dans tes bras. Camouflant ma supplique dans ton cou, je chuchote très bas que je ne souffrirai pas. Mais avant de tomber j'ai voulu t'embrasser afin de réaliser que ces envies je les avais bien rêvé. Et mes lèvres sur les tiennes et ton soupir déguisé et mon sanglot libéré. La certitude d'une souffrance gratuite, d'un orgueil méprisé et de sentiments essoufflés sont apparut en moi dans une terne clarté. Je me suis laisser glisser dans se gouffre profond où la peur me rongeait mais où je savais échapper à cette condition d aimer. "
"

# Online seit Montag, 31. März, 2008 um 16:34

Geändert am Freitag, 27. Juni, 2008 um 09:57